Ce qui nous lie – Génération 1988

Cette année, est particulière pour les personnes nées en 1988. C’est l’année des 30 ans de nos amis qui ont été dans les mêmes classes que nous et avec qui nous avons eu la chance de grandir.

Je n’ai jamais reçu autant d’invitations à célébrer les anniversaires de mes amis d’hier et d’aujourd’hui, que ces 12 derniers mois. Une année donc, très festive.

Ayant quitté il y a maintenant 13 ans, la ville où j’ai grandi, et par conséquent les personnes avec qui j’y ai vécu, les revoir, c’est comme si je faisais un bon dans le temps. Redevenons-nous les enfants et adolescents que nous étions alors ? Sommes-nous toujours en phase avec ces amis que nous ne voyons plus au quotidien et qui ont pris des routes complètement différentes des nôtres ?

La réponse à la dernière question est tout simplement oui. Car ce qui nous lie, est plus important que nos individualités actuelles.

Le temps ne s’est pas arrêté

Et oui, arrêtons d’être égoïste. Car si oui il s’est passé un millier de trucs dans nos vies personnelles ces 10 dernières années, c’est aussi le cas pour nos potes avec qui on a partagé ces années délicieuses du collège et du lycée. Il faut donc rattraper ce trou noir qui s’est formé de toutes ces années de séparation. Bien sûr on a une vague idée de la vie qu’ils mènent, mais là c’est l’occasion de leur parler en live. Me concernant, phobique de l’engagement et de la stabilité, ayant eu des haut-le-cœur rien qu’à l’achat de mes premiers meubles il y a deux ans, entendre qu’un tel ou une telle est marié, a des enfants ou encore est devenu propriétaire me rend admirative sans être vraiment surprise. Comme si, déjà à l’école, se dessinait les destins de chacun alors que nous étions loin de savoir ce qui allait se passer dans nos vies futures. Le temps ne s’arrête pas, mais il passe juste drôlement vite.

Les souvenirs

Après avoir fait un point sur nos vies actuelles, on passe aussi rapidement à nos souvenirs en commun. Les conneries faites en cours, les profs, les impressions que nous avions les uns sur les autres, les soirées, les « premières fois », les histoires et autres vacances de l’époque ect… On demande aussi des nouvelles des absents, et on se rend compte parfois, que certains ont complètement disparu de la circulation alors que vous passiez tout votre temps avec eux à une certaine période. Les uns vous rappellent certaines choses et à notre tour on leur rappelle d’autres événements passés. Notre mémoire est sélective et subjective, mais ensemble on reconstruit ces moments de vies que nous avons partagés et qui nous ont formés.

L’effet musique

Qui dit anniversaire dit musique. Adolescent, la musique est un peu comme une drogue. On l’écoute sans cesse, on la fait écouter, on la chante (même quand on ne sait pas parler un mot d’anglais), on la danse. La musique réunit. Et lors de ces anniversaires, on retrouve une sorte de nostalgie dans les playlists. Les morceaux diffusés ne sont pas forcément les plus récents, mais par contre nous connaissons tous les paroles par cœur alors que cela fait 10 000 ans qu’on ne les écoute plus. On passe par Britney Spears, Ménélik, Diam’s, Pink, Passi et autre morceaux appris par cœur. On les chante sans réfléchir. A tue tête, en se regardant, en souriant ou en explosant de rire, au choix. Sur une piste de danse, autour d’une table ou en partageant une voiture, ces chansons sont comme un cri de ralliement de ce qui nous unissait.

La simplicité

Puis au final, après les nouvelles et les souvenirs partagés, ce qui est tout simplement kiffant dans ces événements c’est de retrouver ses amis qui, certes ont vieilli, mais qui n’ont pas changé le pourquoi on était devenu ami. Le sens de la réparti, la bonne humeur, le respect pour autrui, le sens de la famille, la simplicité. Bref ces choses qui font que vous vous dites que vous avez eu et avez encore de la chance d’avoir ces personnes dans votre vie.

Le petit plus, c’est qu’ils savent par où vous êtes passé pour arriver là où vous en êtes. Et vous n’avez pas cette envie de vous justifier dans vos choix de vie. On n’en parle pas forcément, car à quoi bon se concentrer sur les choses du passé, mais vous, vous savez, et eux, ils savent.

Puis au moment de dire au revoir, on re-quitte cet(te) adolescent(e) en nous que nous avions retrouvé en l’espace de quelques heures, quelques jours, pour retrouver les femmes et les hommes que nous sommes devenus. Mais on sait au fond de nous, que ce que nous sommes devenus, c’est aussi un peu (beaucoup) grâce à eux, car ils étaient là. Ils étaient là aux premiers tourments, questionnements, accomplissements et autres crises qui nous ont fait devenir ces adultes. Ils étaient tout simplement là, au commencement.

Petite dédicace particulière à ceux qui me lisent et que j’ai vu ce week-end 😉

6 commentaires sur “Ce qui nous lie – Génération 1988

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