Les règles, la pilule … et les hommes

En plus de certaines parties de notre corps, ce qui nous diffère des hommes, c’est ce qui se passe dans notre entrejambe tous les mois pendant environ 40 ans de notre vie : les règles.

Sujet qui prête aux réflexions de la gente masculine dès que nous changeons d’humeur ou que nous fondons en larmes : « Mais qu’est-ce qu’elle a aujourd’hui ? Elle a ses règles ou quoi ? ». Certes, réflexion un peu sexiste voire même misogyne, mais cela peut être, dans certains cas être, vrai. Car oui, tous les mois c’est la même rumba, notre cycle reprend les mêmes ingrédients et recommence sur le même rythme entre amour et haine de soi.

Certains effets cependant s’additionnent et ne se révèlent pas forcément à l’œil nu.  Comme nous pouvons manger tout d’un coup beaucoup plus que la normale. Et pas du bio, du sain, non non surtout pas, car nous ne pourrions pas nous sentir coupable après coup… Nous tapons plus dans les cochonneries, type chips, glace, mcdo et autre junkfood.  N’oublions pas non plus les aspects de notre physique qui changent : acné, seins douloureux et autres gonflements du corps, un véritable régal.

Colère femmes

Bref, une vraie partie de rigolade mensuelle accompagnée bien sûr, de douleurs à calmer par des moyens divers et variés entre les méthodes naturelles et les méthodes pharmaceutiques.

Si quelqu’un a la réponse au « Pourquoi nous et pas eux » ?, merci de me la faire part dans un commentaire, ou dans un petit message en privé ;).

Continuons.

Qui dit règles, dit possibilité de procréer, dit activité sexuelle et dit donc contraception. Car non, si nous commençons notre activité sexuelle à 14 ans et la continuons encore à 50 ans, ce n’est pas dit que nous voulons avoir des enfants à ces âges respectifs.

Les moyens de contraception, ou la bonne idée de pouvoir contrôler notre corps et atténuer tous ces effets indésirables de ce cycle répétitif. Le Graal en quelques sortes. Toutes ces générations de femmes qui ont vécu avant 1956 (année de l’invention de la pilule) ont vraiment loupé quelque chose.

Mais attention, comme toute interférence chimique avec notre corps, cela peut faire disparaître les douleurs, les sautes d’humeur ect. mais pas que.

Je n’ai pas l’expérience de tous les moyens de contraception (heureusement), mais je peux juste assurer une chose, si on arrête l’un d’eux, c’est comme arrêter de fumer ou pills-1354782_960_720toute autre addiction : le corps se réveille. Et pour le cas de l’arrêt de la pilule, il se réveille de l’intérieur.

Les moyens de contraception et la pilule plus particulièrement, inhibent tous les effets naturels de notre cycle et plus on la prend sur une longue durée, moins on s’en rend compte. Arrêtez la pilule et vous verrez le poids auquel vous êtes vraiment censé être, votre libido montera en flèche, votre faim sera plus prononcée et apparaîtront également de grosses fatigues juste avant le début du cycle…. Puis le jour J, c’est la délivrance, d’autant plus si vous les attendez depuis un moment ou si vous avez du retard.

Mais la question que je me pose est la suivante : pourquoi devons-nous être le sexe devant acheter un moyen de contraception ? Déjà que nous avons un budget mensuel à respecter pour être le plus hygiénique possible (tampons, serviettes hygiéniques), alors pourquoi devons-nous rajouter un moyen de contraception qui nous détraque en plus le corps et qui se retrouve être onéreux ?

Rapidement faisons, le compte : 1 paquet de serviette hygiénique (durée de vie : un mois) est de l’ordre de 2 €/mois, une pilule est de l’ordre de 10 €/mois soit 12 * 12 = 144 € /an que l’on multiplie par 40 ans, soit 5760 €. Dois-je aussi rajouter le montant des antidouleurs ainsi qu’un quota de pilules du lendemain et de tests de grossesses sur toute une vie ? On peut donc doubler la mise et cela fait une jolie petite somme.

En plus des conséquences budgétaires, il y a des conséquences liées à notre santé : entre effets indésirables, maladies et difficultés de conception après arrêt, la liste est incroyablement trop longue à détailler.

Donc non je n’oublie pas que le préservatif est le moyen de contraception masculin, mais à part une éventuelle allergie au latex ou une possible gêne, qui voit un problème ? Ils n’ont pas à subir un effet anesthésiant quotidien sur leurs corps sous prétexte qu’ils ne veulent pas d’enfant. Puis après tout, pourquoi prenons nous la pilule ? Bah pour ne plus utiliser de préservatifs quand nous sommes sûr de notre partenaire… Et souvent, les préservatifs, ce ne sont pas forcément les hommes qui les achètent…

Ah oui, et pour rappel c’est un homme qui a inventé la pilule, le docteur Gregory Pincus, en 1956, mais avec l’aide de deux femmes Katherine McCormick (pour les fonds) et Margaret Sanger (infirmière et fondatrice du Planning Familial).

Et si les recherches s’étaient concentrées sur l’homme et non la femme, où en serions-nous aujourd’hui ? Car après tout, nous portons l’enfant, mais nous sommes deux pour le concevoir, non ?

 

2 commentaires sur “Les règles, la pilule … et les hommes

  1. Alors là je suis tout à fait d’accord avec ça! C’est vrai quoi, pourquoi devrions-nous subir tous les inconvénients de la contraception et les hommes n’en tirer que du plaisir? Ah oui bon à la limite ils doivent mettre une capote le temps du rapport mais sinon c’est nous qui subissons tous les tracas de la féminité.. alors flûte, révoltons-nous! ^^ La vie est mal faite :p

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